Mes santons sont atypiques , " naïfs " , mais correspondent tout à fait à l'esprit de la crèche provençale traditionnelle que ce soit pour les personnages , les tissus provençaux peints , les accessoires etc...Tout le petit peuple provençal se mettant en route pour aller rendre hommage à l'Enfant Jésus .
 

Ils sont fabriques à la main , l'un après l'autre , sans aucun moulage .Ils sont en argile , cuits à 980° puis décorés ; ils se ressemblent bien sur mais chacun est une pièce unique , ils ne sont pas identiques .
 

Il y a les santons traditionnels classiques : Marie , Joseph, Jésus , l'âne , le bœuf , le meunier... et d'autres qui le sont aussi mais qui méritent une explication quant à leurs accessoires ou bien qui sont une de mes créations :

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La bergère et sa chèvre du Rove

Le Rove se trouve sur la Cote Bleue en face de Marseille. Cette chèvre est la plus belle, elle est magnifique, haute sur pattes, avec un poil luisant et surtout des cornes en forme de lyre de toute beauté. Avec son lait, la bergère fabrique de la brousse du Rove, un fromage presque cylindrique.
 

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Le faucheur

Quand les hommes coupaient encore l'herbe à la faux, à mesure qu'ils avançaient dans le pré, se levaient les garennes et les bartavelles qui nichent sur le sol... et les chasseurs les guettaient et les tuaient... Mon faucheur les sauve et les apporte bien vivants à la crèche.

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Vincent et Mireille

Santon qui vient du poème  "Mireille" de Frederic Mistral qui évoque les amours contrariés de deux jeunes provençaux de conditions sociales différentes. Mireille est fille de riches paysans et Vincent est un vannier modeste. L'histoire finit mal…

Je préfère ma version ! : j'ai rêvé que, pendant la nuit de Noël, Vincent enlève sa belle sur son cheval de Camargue. Ils vivent heureux et ont beaucoup d'enfants .

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Le ravi


Un rollier s'est posé sur son épaule. C'est un oiseau qu'on rencontre en Provence, au hasard de randonnées dans les Alpilles ou le Luberon. Il a un petit air exotique avec son plumage bleu turquoise, il est de la famille des geais.

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Le pastrage

 

La nuit de Noël, un berger entre dans l'église pendant la messe ; Il a préparé une brebis, peigné sa toison en formant des pompons teints en rouge. Elle tire une petite carriole décorée de grelots et de rubans dans laquelle repose un agneau de l'année. Le prêtre le prend, le bénit et le présente à la crèche.
 

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Les 3 cyprès

En Provence, plantés en triangle près du mas, ils symbolisent la "Bienvenue". On peut aussi bien sur les employer en isolé.

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L’Âne bâté

Quand ils descendaient de transhumance, les bergers installaient les agneaux de l'année dans le bât des ânes : trop jeunes, ils ne pouvaient pas suivre les adultes sur la longue draille .

Les Mariés - Li Novi

Pour garantir bonheur et pérennité il fallait suivre des rites.

Entre autres : ne pas se marier un 9, 19 ou 29, le 9 amenant le deuil.

On se marie quand les champs sont au repos.

Apres visite chez le notaire, les fiancés retournent à leurs domiciles respectifs. Les amis du marié glissent dans la poche de son gilet quelques grains de sel pour écarter le mauvais sort. Pour la même raison, sœur et voisines de la mariée en déposent dans ses souliers pendant que tante ou marraine la coiffent. Sa robe est vert amande, couleur de l'Esperance, son fichu de mousseline et son jupon de piqué blanc brodé à ses initiales.

Avant d‘aller à la mairie, le père de la mariée lui donne un verre d’eau et une pièce d’or : il la nourrit une dernière fois.

A l'Eglise, ils s’agenouillent dans le chœur et le marié essaie de poser son genou sur la robe de sa femme : il fera la loi à la maison. En contrepartie, la mariée plie son doigt au moment où il lui passe l’alliance.

C’est au moment de la remise du bouquet à la Vierge par la mariée que l’époux lui noue sa coiffe, signe qu’elle n’est plus un cœur à prendre.

A la sortie de l'Eglise, le marié remet la clef du mas à sa femme qu’elle accroche aussitôt à sa ceinture : elle sera désormais la maitresse de maison. Ses amies lui présentent une coupe de blé et elle lance les grains sur les parents en particulier son beau-père : elle a l’intention d’apporter la prospérité dans sa nouvelle famille.

Les novis sautent une barre fleurie symbole de leur entrée dans la vie maritale.

De retour à la maison où le repas doit se tenir, la mère de la mariée lui offre deux ustensiles typiques : un battoir à linge sculpté et une quenouille en osier tressé .

Les époux partagent leur soupe dans la même écuelle. La mariée reçoit trois petits pains. Elle en offre deux à sa famille et un à ses amis : elle sera économe et nourrira les siens sans oublier les amis. Pendant le repas elle met un morceau de pain dans sa poche ; il la préservera de la mésentente.

Tard dans la nuit les époux s’éclipsent, laissant les autres convives festoyer au son des tambourinaires.

D’après Sandrine CHABRE, historienne de l’Art

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